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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 14:18

PerpignanConseilMunicipal.jpgPERPIGNAN: Pas grand-chose à se mettre sous la dent, dans l’ordre du jour du conseil municipal de rentrée, le 19 septembre 2013. Les petites phrases et autres règlements de compte ont juste donné un avant-goût de la future campagne électorale. Ambiance!


Est-elle annonciatrice de rapprochements à venir pour les municipales de 2014? L’insistance de Clotilde Ripoull à demander l’embauche de nouveaux policiers municipaux peut le laisser penser. Servi sur un plateau, Pierre Parrat a dénoncé l’abandon des villes par l’Etat, développé son discours sécuritaire et proposé la création d’une UMIR (Unité Mobile d’Intervention Rapide), devant un candidat FN, narquois dans les rangs du public. Le maire a alors rajouté sa couche en précisant qu’il compensait cet abandon sur les deniers des citoyens avant de revendiquer une territorialisation de la sécurité publique.

La réponse, plus tard, de Jean-Marc Pujol à propos d’une délégation pour la gestion du marché aux antiquaires indûment nommée de service public est révélatrice de l’état d’esprit d’une droite régnant depuis trop longtemps sur la ville. «La suppression des dotations nous amène à réagir en douceur et donc à nous désengager.»

La polémique déclenchée par la visite de la ministre de la culture à Visa a trouvé un prolongement en cours de séance. Jean Codognes a accusé Jean-Paul Alduy d’avoir «monté cette polémique et de rendre un mauvais service à la ville». Ce dernier a alors renvoyé dans les cordes son interlocuteur à propos de sa carrière politique «de posture en posture, on débouche sur une imposture.» Jacqueline Amiel-Donat a qualifié d’«exemplaire» le positionnement de Jean-Marc Pujol sur le sujet et a dénoncé celui de Jean-Paul Alduy, une «réaction inadmissible de la part d’un élu de la République» ... 

Nouveau retournement de la girouette, Jordi Vera

L’ «indépendantiste» au passé nébuleux vient à nouveau de modifier son orientation politique. Ancien colistier de Jean Codognes (ex-PS) opposé à Jacqueline Amiel-Donat (PS) en 2008, il a été colistier de celle-ci en opposition à Jean Codognes en 2009. Il s’est allié, en 2011, à Clotilde Ripoull (Modem) dans un groupe «CDC Centriste» qu’il vient de dissoudre après avoir signé en 2012, un accord départemental CDC/UMP pour les municipales 2014. Ses multiples revirements en disent long sur la considération qu’il a pour les électeurs. Pour parvenir à son unique objectif (être élu), il est prêt à tous les retournements de vestes. Comment doit-on, au regard de ces revirements successifs, interpréter son interpellation de Louis Aliot dans les rangs du public? Il a tendu une belle perche que n’a pas manqué de saisir la journaliste de l’Indépendant pour médiatiser encore un FN qui n’attend que ça?

 

Les conditions de vie (logement, emploi…) des citoyens de Perpignan, et les politiques successives d’austérité qu’ils subissent ont été absentes des débats.

La seule boussole qui guide un grand nombre d’élus, c’est leur ego surdimensionné et leurs ambitions personnelles. Tirer un trait sur plus de 50 ans de domination par une même famille politique, mettre en place une équipe utile à la population, et rejeter l’aventurisme d’une extrême droite qui espère profiter de la situation, tel est l’enjeu pour la gauche à Perpignan lors des prochaines municipales. 

Michel FRANQUESA

* article paru dans le TC du 27 septembre 2013

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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 21:41
Conseil municipal. Eclats de voix, petites phrases blessantes, échanges politiciens… autour du compte administratif, la dernière séance avant les congés  d’été, le 27 juin, manquait un peu de convivialité. En cause, la fin proche du mandat et les prétendants déjà en course
PerpignanMairieC’est une proposition de motion sur le tronçon TGV manquant qui a ouvert les débats. Derrière une unanimité pour exiger que le tracé Montpellier-Perpignan figure dans les lignes prioritaires, chacun a renvoyé les responsabilités dans l’autre camp. Pour marquer son entrée en campagne et tenter de faire oublier ses écarts de ligne politique, Jean Codognes a attaqué aussi bien «celui qui s’agite à la région» que «celui qui s’est illustré par les chaussettes». Politicien, le maire Jean-Marc Pujol s’est dit prêt à chercher des solutions qui permettraient de «se substituer au gouvernement».
Favorable à une position unanime mais rejetant la méthode politicienne, Nicole Gaspon a dénoncé une «conséquence des politiques d’austérité décidées par la droite ou par le gouvernement actuel».
Ce sujet illustre l’inconséquence de choix politiques payés au final par le contribuable ; les deniers publics ont financé des études et enquêtes coûteuses devenues inutiles et l’usager potentiel est pénalisé.
Compte administratif
Jean-Paul Alduy s’est évidemment déclaré «fier du compte administratif». Dithyrambique pour «sa» ville, qui est «dans un cercle vertueux» il s’en est pris au classement du journal Le Point qui situe Perpignan en 38ème et dernière position des grandes villes de France. Martine Ruiz lui a rétorqué «Quand allez-vous atterrir?… La dette guide vos orientations, elle n’est pas bonne conseillère. Vous vendez le patrimoine de la ville (7 millions d’euros en 2012) ce qui vous permet d’afficher des recettes en hausse.» Olivier Amiel a souligné la présence d’emprunts toxiques et Clotilde Ripoull a évoqué une gestion semblable à celle de «vieilles dames qui perdent la mémoire». Nicole Gaspon a dénoncé des «cocoricos» inappropriés précisant que «l’amélioration est due à l’augmentation de la population, mais aussi à celle des dotations de l’état». Frédéric Gonnano a pointé l’incohérence des choix faits et défaits et le renoncement sur les ambitions affichées en matière de transport: «Veut-on amener les gens en ville ou bien les voitures?»
A bout de souffle
La gestion de la ville est à bout de souffle. Pour ménager les uns ou les autres à l’approche des élections, la famille politique qui a fait main basse sur la ville depuis plus de 50 ans, est prête à renier aujourd’hui les choix âprement justifiés hier au nom d’une vision du Perpignan futur.
Les revirements en matière de circulation (boulevard Clémenceau) ou les projets dynamisants en panne (Gare, Centre del Mon) illustrent la navigation à vue de la majorité de droite.
La mauvaise gestion financière du club de basket féminin et les relations étroites entretenues avec des élus majoritaires sont-elles un hasard? 
Est-on en train d’assister à une fin de règne? La gauche saura-t-elle saisir l’opportunité? Les ambitions personnelles empêcheront-elles, encore une fois cette possibilité sur Perpignan? Réponses au mois de mars…
Michel FRANQUESA
article publié dans le TC du 5 juillet 2013
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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 13:07

CONSEIL MUNICIPAL. A moins d’un an des élections, lors de la séance du 16 mai, la politique de rénovation de l’habitat  a suscité des échanges contradictoires sur un programme (étalé sur 2 mandats) dont le terme coïncide avec celui de l’actuelle équipe municipale. L’efficacité des caméras continue à diviser.

Rénovation urbaine

La fin de convention avec l’ANRU (Association Nationale de Rénovation Urbaine), dont Jean-Paul Alduy a été le président national, a permis de dresser un bilan des 330,5 millions d’euros injectés dans la rénovation urbaine (dont 282,7 millions de participation ANRU). Et comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même, l’ancien maire, actuel président de l’agglomération, a été dithyrambique sur son action. Evoquant «un programme exceptionnel» et «une transformation du cadre de vie spectaculaire», il s’est gaussé d’avoir «combattu le phénomène de ghettoïsation». A l’entendre ainsi, certains se sont demandés s’il parlait bien de Perpignan? Il a cependant reconnu que les cités Diaz, Champ de Mars et Nouveau Logis... restent à réaliser.

Jean Codognes a répliqué: «le cocorico ne s’impose pas, ce n’est pas vous qui avez tout fait!» Il a rappelé que le Conseil Général est aussi intervenu avec l’Office Départemental. Il a dénoncé «l’échec total de votre vision de la ville (cf gare)», «les puits de misère de St Jacques et St Matthieu» et la valse hésitation sur l’implantation du nouveau tribunal. Jacqueline Amiel-Donat a ajouté qu’au final «on n’a reconstruit qu’un seul logement de plus» et que «3 millions, non utilisés, vont être rendus» A n’en pas douter, le sujet reviendra sur le devant de la scène lors des élections municipales.

Caméras encore et encore!

Videosurveillance.jpgComme en écho à la réunion sur la sécurité animée deux jours plus tôt par le Front de gauche, la municipalité poursuit l’implantation de caméras à l’efficacité contestée. Plus de 150 seront en fonction début 2014, mais déjà 29, devenues obsolètes, sont à remplacer (coût de l’opération 153 000 €). Petit scoop avec l’annulation de décisions précédentes pour financement insuffisant de l’Etat: les caméras prévues aux entrées de ville l’étaient à la demande du Préfet et de la Gendarmerie. A cette occasion, Jean-Marc Pujol a lâché «avec la défaillance de tous les gouvernements, on est obligés de faire payer aux contribuables les désengagements de l’Etat» Il était temps qu’il s’en aperçoive ! Pourtant, Nicole Gaspon dénonce régulièrement une situation qui conduit soit à réduire l’offre de services publics soit à taxer davantage les ménages.

Robert Folcher a parlé de bricolage: «des caméras sont refusées, alors on en implante d’autres». Jacqueline Amiel-Donat a rappelé que les crédits du FIPD (Fonds Interministériel de Prévention de la Délinquance) ne sont pas destinés qu’au financement de caméras…

Logement, autre approche de la sécurité, vie dans la cité… les échéances municipales mettront-elles en lumière les vraies préoccupations des perpignanais. L’humain peut-il devenir le cœur de toute action politique ? Sur Perpignan, la dynastie politique en place, incapable de le faire depuis plus de 50 ans est disqualifiée pour l’avenir! Le Front de gauche propose aux citoyens de réinvestir l’espace politique et d’y placer l’humain d’abord.

Michel FRANQUESA

article paru dans le TC du 23 mai 2013

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 14:08

Conseil municipal . Transferts de charges et indécente autosatisfaction marquent le budget 2013

 

Point essentiel de l'ordre du jour de la séance du 28 mars dernier, le vote du budget a donné l'occasion au maire de Perpignan de faire un long discours de politique générale. Il a repris les dogmes favoris du libéralisme sur la nécessité de maîtriser la dépense publique, s'est lamenté sur les ravages d'une crise décrite comme une catastrophe naturelle s'abattant sur l'Europe, sans mettre en cause les politiques économiques menées.

Ceci ne l'a pas empêché de peindre la ville sous de riantes couleurs et de s'adresser un satisfecit pour son budget qui, à l'entendre, va faire des miracles. Mais aucune proposition sérieuse sur l'économie locale, l'emploi, le logement. Rien sur l'étranglement des collectivités territoriales. Priorité des priorités, la sécurité, avec l'augmentation du nombre de policiers municipaux et de caméras de surveillance, puisque, assure-t-il, les moyens de la police nationale n'augmenteront pas ». Au passage, des trémolos dans la voix, il s'est à nouveau livré à une violente diatribe contre les propos de J.L. Mélenchon sur Moscovici, y décelant une menace pour la démocratie, sic ! . Tout en critiquant vigoureusement la politique gouvernementale -cherchez l'erreur- rejoint, en cela, par Jean Paul Alduy qui appelait à l'union sacrée face à la crise. Pierre Parrat s'est, une fois de plus, fait remarquer par des propos nauséabonds sur les marginaux qualifiés de « prédateurs sociaux qui tractent une remorque d'aides sociales » ! Décidément la compétition avec le front national est engagée. Une image, en tout cas, peu ragoûtante de la droite locale.

Suite au débat budgétaire la ligne de conduite de la droite dans la période à venir est claire : dire tout le mal possible de la politique du gouvernement socialiste, alors qu'elle ne marque pas vraiment une rupture avec celle du gouvernement précédent qui avait toute les faveurs des Pujol, Alduy et compagnie.

L'opposition PS, PC, MRC, PRG a pointé les failles du budget : « l'absence de politique volontariste et la pression fiscale malgré le taux 0 d'augmentation » (J. Amiel-Donat), « une dette structurelle qui plombe les finances et pèse lourd sur la population » (M. Ruiz). Pour Nicole Gaspon, « un catalogue sans vision d'avenir qui fait l'impasse sur les difficultés des perpignanais et ne propose rien pour y faire face. Au contraire, le maire « accentue les transferts de charge en renforçant la police municipale alors que le personnel municipal a tendance à réduire et qu'il faudrait encore plus de service public et du lien social pour la sécurité des habitants. » Vote contre, bien sûr.

 

 

Réponse à Jean Marc Pujol :

« Vous volez au secours d'un ministre socialiste, quelle mouche vous pique ? Même si les propos sont un peu durs, sont-ils si loin de la réalité ? Je le déplore, mais la politique du gouvernement répond davantage aux desiderata de la finance qu'à ceux des salariés, retraités, chômeurs...le dire n'est pas une insulte mais un constat. Je trouve que vous êtes mal placé pour jouer les pères la vertu. Le 19 mars, par exemple, vos amis qui insultaient ceux qui participaient à une cérémonie de la République, n'étaient pas très respectueux ! Madame le Pen vient de proférer des insanités sur les roms, les immigrés. Ces discourssont extrêmement dangereux pour la démocratie, allez vous faire un communiqué ? À moins que vous n'ayez l'indignation sélective. En ce qui me concerne, je réserve ma compassion pour les peuples d'Europe massacrés par des politiques calamiteuses ».

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 15:08

PERPIGNAN A l’issue du conseil municipal du 7 février, consacré au développement durable et au débat budgétaire, l’existence d’un véritable groupe d’opposition se trouve posée.

Sans aucune discordance, 4 rapporteurs (dont Jean-Marc Pujol et Jean-Paul Alduy) se sont succédés pour la présentation du rapport sur le développement durable. Est-ce le signe que, malgré rumeurs et supputations, la droite reste unie à Perpignan?

Paroles pour rien ?

«Rien de nouveau» dans ce rapport pour Jean-Paul. Alduy qui a resservi son rituel satisfecit sur l’exemplarité de la ville: bus-tram, Plan Climat Energie, gare TGV, amélioration de l’habitat, modernisation de l’éclairage public… «Le développement durable, c’est un peu l’auberge espagnole» a lancé Jacqueline Amiel-Donat. Effectivement, on y retrouve pêle-mêle: les émissions de gaz à effet de serre, la généralisation des installations solaires sur les bâtiments publics, les économies d’énergie, mais aussi la «4ème fleur» du jury des Villes fleuries et les «5 @» du label Ville internet… Une sorte d’inventaire à la Prévert qui ressemble à une répétition générale (bilan de mandat et ébauche de programme) pour les futures municipales.

PerpignanMairie.jpgParoles d'une opposition éclatée

Le débat d’orientation budgétaire a ramené à la réalité. «La chute de l’immobilier montre bien la situation économique à Perpignan» a avancé Jean-Marc Pujol. Il a évoqué la baisse des dotations d’Etat pour mieux vanter sa gestion et remercier le travail de ses équipes et annoncé ne pas augmenter la fiscalité pour «laisser du pouvoir d’achat». (ça sent encore les municipales!) Nicole Gaspon a critiqué «une soumission à l’austérité dictée par la finance et relayée par le gouvernement». Jacqueline Amiel-Donat a alors affirmé: «on ne conteste pas le bilan de votre action, vous avez raison! Mais je pense que c’est le moment de s’endetter». Une opinion non partagée dans «son» groupe, notamment par Martine Ruiz qui a démontré que l’augmentation de l’autofinancement ne sert pas à investir mais à rembourser la dette qui reste très élevée. «Vous n’êtes pas maîtres de votre gestion, c’est la dette qui guide vos orientations budgétaires, pas les besoins essentiels des Perpignanais!» a-t-elle conclu.

Drôle de jeu

Le refus de participation financière des Conseils Général et Régional (unanimement déploré par les élus à Perpignan) permet souvent à la majorité de titiller l’opposition. Ce jeudi, c’est Jean Codognes et Jacqueline Amiel-Donat qui ont plusieurs fois relancé le sujet. Un électeur non averti pourrait s’en étonner. Mais ceux qui suivent la politique perpignanaise savent que tous deux, candidats déclarés pour les municipales, cherchent à régler de vieux comptes personnels. Obnubilés par ces stratégies ou ambitions personnelles, ils en oublient l’essentiel : bâtir un projet rassembleur pour libérer Perpignan de plus de 50 ans de main-mise de la droite.

Face à une droite qui reste rassemblée, on est en droit de s’interroger sur l’existence d’une réelle opposition unie et porteuse d’un projet au sein du conseil municipal. Les petits jeux personnels n’ouvrent aucune perspective au changement de majorité auquel aspirent les Perpignanais. Construire un projet rassembleur pour une autre politique, c’est l’enjeu pour la gauche à Perpignan, en 2014.

Michel FRANQUESA

article publié dans le TC du 15 février 2013

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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 08:15

Archipel des climats et climat de l'Archipel

CONSEIL MUNICIPAL DE PERPIGNAN Débat sur le réchauffement climatique et la préservation de la planète, ce jeudi 13 décembre… dans une salle dont la température avoisinait celle du réfrigérateur. Ambiance et climat de la dernière séance 2012.

Le théâtre de l’Archipel est un sujet récurrent d’échauffement à Perpignan. Saisissant l’occasion de l’adhésion de l’agglo (250 000 € annuel minimum), Martine Ruiz a parlé d’erreur pour un financement de type PPP (partenariat public privé) «pas si transparent que ça» et «d’aveu d’impuissance de la ville à financer». «Les Perpignanais seront toujours les payeurs que ce soit à travers la ville ou l’Agglo». Nicole Gaspon a évoqué la perte continue de compétences pour les communes et l’obligation faite à certaines de financer un équipement pour lequel elles n’ont pas été consultées. Le maire, Jean-Marc Pujol, qui reconnaît que «les collectivités ont des difficultés à trouver des financements» a détourné le débat en dénonçant la non-participation du Conseil Général.

Dégradation climatique en vue!

Une dénonciation, reprise au fil de l’ordre du jour par d’autres rapporteurs de dossier, qui laisse entrevoir une dégradation climatique à l’approche des élections municipales. Pour ne pas être en reste, Clotilde Ripoull a rajouté une couche (nuageuse) en qualifiant Alduy «d’alter ego de Bourquin pour la démagogie». Les relations orageuses entre les trois collectivités ne sont pas prêtes à se dissiper.

Climat.jpg

Un «archipel durable»

En guise d’amélioration climatique, nous avons eu droit au «projet d’archipel durable»: affichage commun ville/communauté d’agglo pour relever le défi climatique et énergétique. Faut-il y voir le signe d’un climat encore serein entre Jean-Marc Pujol et Jean-Paul Alduy? Soulignant l’excellent travail réalisé, Jean Codognes a soupçonné la majorité de «ne pas avoir trop d’idées sur les applications concrètes». Frédéric Gonnano, y a vu un «sujet qui doit transcender tous les clivages» mais qui «manque d’élan et de calendrier». Il a critiqué «une compilation de documents déjà existants avec rajout de quelques termes», «une mauvaise lisibilité», «des incohérences entre ambitions et réalisations».

Phénomènes climatiques

Pris dans un tourbillon personnel entre fausse opposition et accord CDC/UMP, Jordi Vera, dit la girouette, a du mal à trouver son cap. Il s’est uniquement illustré hors sujet pour… critiquer la fonction publique!!!

L’animateur de Perpignan 2020, Romain Grau est tellement absorbé par son cercle de réflexion qu’il semble insensible aux changements de climat: encore une fois, on n’a pas entendu le souffle de sa voix.

Pour ceux qui croient les prédictions annonçant la fin du monde dans quelques jours, toute réflexion sur le climat doit sembler futile. Mais si vous lisez ces quelques lignes, c’est que ces prédictions étaient fantaisistes car la date annoncée sera passée. Il faudra alors se préoccuper sérieusement de notre planète et construire des projets municipaux aux services des citoyens qui intègrent réellement cette dimension.

Michel FRANQUESA

article publié dans le TC du 21 décembre 2012

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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 07:52

PERPIGNAN Subventions, conventions, foncier…, l’ordre du jour du conseil du 25 octobre était peu excitant. Zooms sur un conseil consensuel et sur quelques élus.

PerpignanCastillet.jpg

En préambule, Nathalie Beaufils a évoqué la réforme des rythmes scolaires. L’adjointe au maire a affirmé «appuyer la réforme» et souhaité des précisions sur sa mise en application. Elle a évalué le surcoût possible pour la commune entre 600 000 et 1,2 millions d’euros. Nicole Gaspon a été la seule à intervenir sur cette concertation «pas assez large» et trop précipitée au vu du «transfert des charges». Le maire a été plus politicien: «l’état demandera-t-il aux enseignants de travailler plus sans être mieux payés ou bien les communes devront-elles payer?» Il a déjà envisagé une autre solution : faire payer les perpignanais. «1 millions, c’est + 2% d’impôts!» a-t-il lancé…

Au fil d’un ordre du jour consensuel, de rares dossiers ont recueilli quelques votes contre. La décision modificative des finances n’a guère soulevé plus de débats  

Alduy, le mégalo et Grau, le muet

C’est finalement le report de construction d’une salle communale, pointé par Nicole Gaspon et Jacqueline Amiel-Donat qui a fait monter la pression. Enervé, Jean-Paul Alduy s’est dit «fier de tout ce qu’il a fait» et a ressassé «…, le théâtre de l’Archipel, la place de la République…». Faut-il interpréter certains regards dans son propre camp, quand il a pris la parole, comme des signes d’indécision sur l’attitude à avoir en 2014 au sein de la droite? Repartira-t-il ou pas? Avec ou contre Pujol? Travaille-t-il pour son «poulain» Romain Grau? Cet homme, au sourire permanent d’adolescent moqueur, dont on parle beaucoup, reste muet lorsqu’il est présent. Ancien collaborateur de deux députés PS (Sicre et Codognes), suppléant aux dernières législatives d’un UMP (Mach), élu sur une liste divers gauche (Codognes), rallié aussitôt, en échange d’une vice-présidence à l’Agglo à un UMP centriste (Alduy), se  comporte-t-il ainsi pour mieux trahir, le moment venu, son actuel mentor?

Vera, la girouette

Approuvé par l’ opposition, la création d’un centre d’art contemporain (réhabilitation de l’annexe des Beaux-Arts) n’a pourtant pas fait l’unanimité. Clotilde Ripoull l’a jugée «superflue en période de crise » et inutile « puisqu’il en existe un d’initiative privée». Elle a voté contre comme Jordi Vera, le signataire du récent accord UMP/CDC pour 2014. Cet ex-colistier du groupe «nouvelle union avec la gauche» qui a créé avec le modem, le groupe centriste catalan, semble plus guidé par l’opportunisme que par la clarté politique.

 

Alduy, Pujol, Grau, Vera,… c’est bonnet blanc ou blanc bonnet!. Où, ceux que guident leurs ambitions personnelles, sit uent-ils l’intérêt des citoyens perpignanais? A moins de 18 mois des élections municipales, la réflexion mérite d’être lancée…

 

Michel FRANQUESA

Article publié dans le TC du 2 novembre 2012

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 06:30

CONSEIL MUNICIPAL de PERPIGNAN  Les questions soulevées en préambule par l’opposition ont provoqué davantage d’échanges que l’ordre du jour officiel (48 dossiers traités en 2 heures environ).

 

PerpignanCentredelMon.JPGAvenir du « Centre del Mon » ?

 Présenté en 2000 comme « un grand pas historique pour Perpignan », le centre d’affaires et de tourisme de la gare n’est pas à la hauteur des ambitions affichées alors par Jean-Paul Alduy. Le magasin Carrefour Market, « locomotive » de cette stratégie vient de fermer. Martine Ruiz s’est appuyée sur cette réalité pour interpeller Jean-Marc Pujol et son adjoint sur le taux de remplissage des divers locaux et sur la participation financière réelle de la ville (100 millions ?) à cette opération. Une situation qui n’émeut pas nos deux édiles qui persistent à parler de réussite exceptionnelle et d’opération remarquable et « équilibrée pour les finances de la ville ».

Le compte à rebours de l’arrivée du TGV a quitté la façade du Castillet mais la ligne à grande vitesse  supposée booster le Centre del Mon n’est toujours pas terminée. Dans un tel contexte, le désaccord sur l’implantation de la future gare TGV ne risque-t-il pas de sonner le glas d’une opération mégalomaniaque pour certains? 

 

Crèches, écoles, petite enfance...

En charge de l’action éducative, Nathalie Beaufils a présenté un bilan partial de la rentrée scolaire. Seules les ouvertures de rentrée ont été citées : pas un mot sur les fermetures de classes ou de postes d’aide aux élèves en difficulté, ni sur le recul de l’âge d’accueil des plus jeunes en maternelle. Elle a éludé ainsi toute critique de la politique de casse des services publics liée aux choix budgétaires du gouvernement précédent et notamment celui obligeant à financer les écoles privées à l’identique des écoles publiques.

Répondant à Jean Codognes, elle a garanti que les repas de la cantine sont sans OGM.

L’équipe majoritaire a approuvé une Délégation de Service Public pour une crèche, choix justifié auprès de l’opposition par les difficultés à recruter du personnel professionnalisé.


 

La dérive droitière

A l’occasion du dossier de demande d’implantation d’une caméra (encore une) au Moulin à Vent à la suite d’un braquage, Pierre Parrat a dévoilé une nouvelle facette de sa paranoïa sécuritaire. L’adjoint à la sécurité s’est offusqué que Jean Codognes évoque la possibilité pour la Mairie d’accueillir des condamnés à des TIG (Travaux d’Intérêt Général), et a rejeté l’idée d’introduire des gens qui pourraient commettre des « rapines ». Un discours que ne renierait pas l’extrême droite. Jean-Marc Pujol ne l’a pas pour autant désavoué. Depuis la défaite de Nicolas Sarkozy, le maire est devenu un fer de lance du combat pour la reconquête du pouvoir par la droite. Les prochaines élections apparaissent en filigrane. Aucune proposition de gauche n’est pour lui digne d’intérêt.

 

A 18 mois, des futures élections municipales, des stratégies s’ébauchent. Comme pour la présidentielle, un rapprochement des discours entre droite et extrême droite est perceptible. L’opération « récupération des voix » est en marche. L’avenir dira si la cohésion actuelle de la majorité de droite y résistera !  Les citoyens perpignanais n’ont, par contre, rien à espérer de telles stratégies qui négligent la situation difficile dans laquelle de plus en plus de familles sont plongées.

Michel FRANQUESA

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26 juillet 2012 4 26 /07 /juillet /2012 20:14
Le mégalo, le parano, la girouette…

Il faut être fortement motivé ou masochiste pour assister à une séance complète de cette instance. Les rares électeurs présents dans le public et les journalistes quittent d’ailleurs la salle bien avant la fin. Si je n’étais pas là pour le TC, je les imiterais volontiers. Malgré l’ennui et l’aspect répétitif de ces réunions, l’observation du comportement des élus présente un intérêt certain. Le jeudi 28 juin 2012, nous avons eu droit au mégalo, au parano, à la girouette... 
Le compte administratif 
Jean-Paul Alduy nous l’a joué mégalo en présentant ce dossier «le meilleur qu’on ait eu à présenter: efficacité, excédent de fonctionnement, nouveaux services publics…» Une vision que Martine Ruiz s’est empressée de démolir. «Pour la 1ère fois depuis 1993, les recettes de fonctionnement diminuent… C’est l’augmentation de l’impôt ménage qui booste les recettes de la ville et non la dynamique du secteur immobilier» assène-t-elle. 
Jean Codognès  a parlé de «temps suspendu…En 2012, la photographie de la ville qu’est le compte administratif est toujours la même qu’en 2008». Seul Jordi Vera, véritable girouette (ex-membre du groupe «nouvelle union avec la gauche» qui a créé le groupe centriste catalan avec le modem) a exprimé sa satisfaction et plaidé pour une augmentation des impôts: «En période de crise, on doit se serrer la ceinture». Sur quelle liste de droite, le guidera le vent lors des prochaines municipales. Lui ayant posé directement la question, il n’a pas rejeté l’hypothèse d’être sur celle de Jean-Marc Pujol.
Les caméras encore et encore
Cela devient une véritable «Parrat-noïa». L’adjoint à la Sécurité Publique, Pierre Parrat veut maintenant installer «des caméras spécifiques pour visualiser les plaques d’immatriculation des véhicules qui entrent et sortent de la ville… un projet novateur…pour permettre de mieux appréhender les délinquants». Nicole Gaspon a dénoncé ce «nouveau fichage et une politique axée uniquement sur la répression… Elle a proposé de mieux employer l’argent public en créant des emplois pour la prévention et la proximité.» Jean-Paul Alduy qui n’en est pas à une contradiction près, a jugé que ces caméras sont moins intrusives pour la vie privée que celles installées sur le quai Vauban. Il ne tenait pas le même discours lorsqu’il était maire.
Anecdotique mais peut-être révélateur de l’intérêt pour la culture de la majorité de droite, quand Maurice Halimi parle, c’est comme si l’heure de la récréation avait sonné pour l’équipe majoritaire, ça bavarde dans tous les coins…
A propos de comportements, je terminerai par Jean-Marc Pujol. Sous des dehors affables et derrière son sourire, pour se donner l’image d’un homme ouvert au dialogue se cache un militant de droite qui refuse de modifier ses choix et contient mal sa haine de la gauche notamment quand il s’agit de la guerre d’Algérie (cf son courrier à Roger Hillel).
Mégalo, parano, girouette ou militant haineux… ce sont tous ces individus et leurs comportements qu’il faudra rejeter en 2014 pour mettre en place une véritable politique au service des citoyens perpignanais.
Michel FRANQUESA

*Article publé dans le TC du 12 juillet 2012
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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 17:15

La réunion du conseil municipal a été l'occasion, pour Jean-Marc Pujol, d'un long chapelet d'annonces... Quant à leur concrétisation?

La culture occupait la moitié de l'ordre du jour du conseil, ce 14 mai.

Dommage que les conseillers municipaux n'aient eu aucun document avant l'ouverture des débats. Etrange conception de la démocratie que Nicole Gaspon s'est empressée de dénoncer dès le début de la séance.culture.jpg

 Le maire a déroulé un catalogue d'annonces comme la nomination de l'ancien directeur de la Haute Ecole d'Art, Jordi Vidal, au poste de directeur de la culture, ou la création d'un comité artistique et culturel "Arts et Cultures en mouvement" (il est temps de mettre en place une structure de large concertation permettant un fonctionnement un peu plus transparent...) Il a détaillé sa conception du Pôle muséal (regroupement des hôtels de Mailly et de Lazerme, création de résidences d'artistes...)

Jean-Marc Pujol souhaite que l'on puisse achever le musée de Ruscino. Fort opportunément, Jean Codognès (EELV) lui rappelera que le chantier n'a guère évolué depuis 30 ans que Jack Lang a accordé les financements...

Poursuivant sa présentation, le maire indiquait que les collections retirées des vitrines de la Casa Pairal à fin de restauration pourraient être déplacées désormais dans un lieu illustre de Perpignan, Casa Xanxo ou autre. Annonce importante, une biennale de l'art contemporain devrait être organisée.

Quand débutera-t-elle? Mystère... et de mauvaises langues disent que, d'ici là, beaucoup d'eau aura coulé sous le pont Arago. Le Festival de musique sacrée qui doit rester un temps fort de la semaine sainte à Perpignan subira un certain nombre de changements. Pour leur part, les petites compagnies vont pouvoir disposer du théâtre municipal.

En définitive beaucoup d'annonces mais sans échéanciers, sans financements, pour tout dire, beaucoup de poudre aux yeux...

Nicole Gaspon a relevé, fort à propos, que la politique culturelle se nourrissait de la création et que dans le long chapelet égréné par le maire, cette notion était totalement absente. Elle s'est également inquiétée du rejet par le premier édile de la "culture élitiste", lui répondant par la phrase d'Antoine Vitez, "nous devons être élitistes pour tous". Enfin, elle a souligné que nous sommes dans un contexte où l'Etat se décharge très fortement sur les collectivités territoriales, particulièrement dans le domaine culturel. On peut espérer qu'avec le nouveau gouvernement, le changement se fasse aussi dans ce secteur.

En fait la culture est un sujet de grande importance qui mérite un vrai débat. Ce qui nous conduira à y revenir.

René LEGENDRE

* Article publié dans le TC du 25 mai 2012


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