Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 12:26

Conseil municipal de Perpignan La dernière séance était surtout consacrée au budget qui a été combattu par l’opposition, tout comme l’installation de nouvelles caméras de surveillance.


Au terme de la minute de silence pour les victimes des attentats, Nicole Gaspon a jugé «le moment opportun pour le déplacement de la stèle OAS» et a exprimé son soutien au collectif pour une histoire franco-algérienne non falsifiée, présent parmi le public. Jean-Marc Pujol s’est contenté de répondre, être à disposition de tous ceux qui le veulent, avant de passer rapidement au sujet principal: le budget 2012.

Au cours de sa brève présentation, le maire a vanté la bonne gestion de la ville (fiscalité bloquée, maîtrise des dépenses, épargne nette dégageant de l’auto-financement…) Un enthousiasme loin d‘être partagé par l’opposition. «Un budget d’adaptation, dépourvu d’ambition» pour Nicole Gaspon qui a dénoncé le poids des frais financiers et la pression de l’Etat sur les collectivités. Un «véritable numéro de martyr politique» pour Martine Ruiz  qui a contesté la maîtrise des dépenses (coût du Théâtre de l’Archipel, augmentation des charges financières et fausse dynamique des recettes). «Si vous n’aviez pas augmenté l’impôt ménage en 2010 et 2011, vous auriez 10 millions d’euros en moins!» conclura-t-elle.

Jean Codognes a critiqué un effort de désendettement préjudiciable à la ville et des emprunts qui seraient toxiques. Il a démontré le manque d’ambition, de prospective et de perspective de ce budget pour bâtir la ville à énergie positive prévue dans le Grenelle de la ville. Jacqueline Amiel-Donat a insisté sur le poids du fonctionnement (2/3 du budget). «3 millions d’économies se retrouvent dans les dépenses courantes et les dépenses exceptionnelles augmentent.»

Jordi Vera s’est dit satisfait d’un budget qui prend en compte la crise: «Nous avons besoin de nous tenir la main!»Faut-il y voir les signes avant-coureurs d’un futur ralliement à Jean-Marc Pujol? «Personne n’a trouvé la solution autre que de s’adapter à la crise» a conclu ce dernier. L’opposition a voté contre ce budget sauf Jordi Vera qui s’est abstenu.

Des caméras coûteusesCamera.jpg

Lors du dossier sur les caméras, Robert Folcher a évoqué un «saupoudrage insuffisant sans une présence policière » Une solution qui ne règle pas les problèmes mais les déplace. Et cela pour un coût très élevé: 4000 € l’unité pour le remplacement des 13 caméras installées en 2001 déjà obsolètes et 20 000 € l’unité pour l’implantation des 14 nouvelles. Nicole Gaspon a dénoncé «un flicage des citoyens peu probant au niveau des résultats».

 

Concernant l’aménagement urbain, Jean-Paul Alduy, s’est auto-satisfait du bilan de la concertation sur le futur quartier à énergie positive du Pou de les Colobres «qui sera le Moulin à Vent du 21ème siècle». Un quartier dans lequel un emplacement pour reconstruire le collège Camus a été prévu à la satisfaction de Nicole Gaspon.

La Piscine du Champ de Mars, dernière piscine publique de la ville, importante pour le quartier, les associations, le lycée… reste fermée depuis 2 ans en l’absence d’un financement régional: une situation unanimement déplorée.

Le temps péri-scolaire a provoqué quelques échanges sur la décision de faire encore payer les familles les plus modestes en cette période de crise.

 

A Perpignan, l’équipe majoritaire s’installe dans une adaptation à la crise, pour éviter de remettre en cause ses choix. Plutôt que de tenter d’agir pour résoudre les difficultés croissantes des habitants, elle persiste dans des choix sécuritaires et coûteux dont l’efficacité reste à prouver. Pas étonnant que la colère s’exprime parfois avec violence, lors des réunions publiques!

Michel FRANQUESA

* article publié dans le TC n° 3456 du 6 avril 2012

Partager cet article
Repost0
11 février 2012 6 11 /02 /février /2012 08:52

Des chiffres qui font parler!  Au conseil municipal du jeudi 2 février, l’essentiel des débats a tourné autour de l’interprétation des chiffres sur le Débat d’Orientation Budgétaire. 

 
D’une année sur l’autre, le déroulement du Débat d’Orientation Budgétaire est immuable: côté majorité, un auto-satisfecit et côté opposition une salve d’interventions rejetant une vision «ville enchantée». Le mot est de Nicole Gaspon qui enchaîne «vous faites vôtres les dogmes des marchés financiers alors que les collectivités territoriales sont étranglées». Le dossier soumis au débat le confirme, la dotation d’Etat 2012, inférieure à celle de 2011, est «une entorse aux dispositions de la loi de programmation». Quant aux dogmes, la première courbe (évolution du CAC 40) et les premières lignes du document annoncent la couleur: «les états sont contraints de mettre en place des plans de rigueur»… Comme si les choix politiques nationaux ou municipaux n’avaient aucune influence sur la gestion des deniers publics. 

Savoir lire courbes et graphiques La 2ème position de Perpignan pour la taxe foncière des entreprises a malheureusement peu d’incidence sur la situation de l’emploi dans la ville. L’affichage d’une dette qui diminue (20 € de moins par habitant par rapport à 2011) n’est qu’une prévision. «Vous jouez petits bras! La dette ne baisse pas, vous l’externalisez à la communauté d’agglo!» s’exclame Martine Ruiz. L’investissement (ville + agglo) sur le territoire de Perpignan est passé de 90 à 58 millions d’€ entre 2009 et 2011. L’investissement par habitant, au dessus de la moyenne nationale pendant 6 ans, a rejoint cette moyenne en 2010. Sera-t-il en dessous quand les chiffres 2011 seront connus? Clothilde Ripoull parle de «politique municipale à contre-temps. Vous réduisez les investissements alors que l’on a besoin du contraire».  

Autres interventions notées Toujours lors du Débat d’Orientation, Robert Folcher demande «l’arrêt de la prolifération des caméras», dispositif «extrêmement coûteux qui supprime des postes d’agents... L’humain disparaît, c’est dangereux pour les libertés individuelles». Jacqueline Amiel-Donat qui ne partage pas plus l’optimisme du maire, intervient sur le prix de l’eau et évoque un détournement des règles par l’une des compagnies de transports. Elle termine par «une proposition honorable et sérieuse…Essayer de gérer au mieux la ville de Perpignan, de faire abstraction des étiquettes politiques, de mettre ensemble les compétences en laissant de côté les calculs des uns et des autres». Lors du point 3 de l’ordre du jour, Jean-Marc Pujol saisit cette perche tendue pour proposer de l’intégrer à la réflexion de la commission sur les terrasses de café d’où l’opposition était exclue. Clothilde Ripoull réaffirme sa volonté de travailler avec l’équipe majoritaire et Jordi Vera insiste: «on a tous intérêt à travailler ensemble». Il est vrai que la politique de rigueur appliquée par le CDC de l’autre côté de la frontière, n’a rien à envier à celle appliquée ici par l’UMP. Assistera-t-on sous peu à une nouvelle recomposition au sein du conseil?  

Grenelle de l’environnement Jean Codognès évoque le parc éolien en panne faute de discussions. Il le qualifie de «seul dossier sérieux sur lequel vous pouvez avoir des résultats pertinents». Il est plus critique sur les pistes cyclables, le retard de mise en place du bio à la cantine et la qualité de l’air. Il conclut sur la politique de déplacement urbain pas aboutie: «on ne peut se contenter de cette lenteur!» 

L’équipe majoritaire affirme vouloir désormais faire de la proximité une priorité. Pour réussir, communiquer ne peut suffire. La proximité implique la consultation des usagers. Le transfert de nombreuses compétences à l’agglo œuvre à l’inverse: elle éloigne les décideurs, des citoyens et de leurs attentes. Les récents couacs sur le ramassage des déchets et les transports en commun en sont une illustration  Laisser croire que les plans de rigueur sont l’unique solution à la crise pour se dédouaner de ses propres choix politiques ne va pas dans le sens de la proximité. Tout cela fait douter de la réelle volonté d’améliorer la proximité…
Michel FRANQUESA
Partager cet article
Repost0
19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 15:19

CONSEIL MUNICIPAL de PERPIGNAN Un ordre du jour peu attirant, quelques petites tirades pas si anodines… et un avant-goût de trêve des confiseurs pour la séance du 15 décembre.

53 dossiers à l’ordre du jour et 232 décisions déjà prises par délégation: Jacqueline Amiel-Donat a noté une disproportion gênante pour la démocratie et évoqué un trop grand nombre de dossiers soustraits ainsi à la consultation de l’opposition. Jean-Marc Pujol a confirmé, au détour d’une réponse, ce manque d’ouverture démocratique puisque sur les dossiers soumis au vote, les avis tranchés en amont par la majorité, ne sont pas modifiables en séance. L’agacement de certains élus majoritaires quand le débat se prolonge un peu est révélateur de ce refus de dialogue.

La présence des «Robins des Toits» dans les rangs du public a permis quelques échanges, hors ordre du jour. «Pour des élus conscients et responsables de la santé de leurs administrés» pouvait-on lire sur une pancarte. Jean-Marc Pujol s’est dit prêt à rencontrer toutes les organisations. Il a précisé que toutes les implantations sont suspendues. Une réponse insatisfaisante pour des militants qui refusent les antennes «à proximité des établissements scolaires.» Nicole Gaspon a insisté sur «la nécessaire transparence pour que tous les citoyens soient le mieux informés possible.»

Hors ordre du jour encore, Jean Codognes, a interpellé Jean-Paul Alduy  au sujet «du paMailloltaques (cf article de l’Indépendant) concernant la construction d’une autre gare TGV... Si une autre gare doit être construite vers l’aéroport, il faut que cela ait du sens.» Martine Ruiz a noté le manque de cohésion de la majorité. «Vous n’avez pas su vous mettre d’accord au niveau de l’agglo. Pourtant André Bascou et François Calvet, tous deux UMP, en sont des vice-présidents. A quoi sert alors cette structure?» Jacqueline Amiel-Donat a insisté: «Vous avez tellement investi en discours, gesticulations, communiqués… que ce règlement de compte interne vous fait mal.» Nicole Gaspon a relevé l’illogisme de passer par Barcelone pour se rendre à Francfort ou Amsterdam, solution envisagée par J-M Pujol et J-P Alduy, puisque les TGV les plus rapides ne s’arrêteront pas à Perpignan.

Parmi les dossiers à l’ordre du jour, le PAVE (Plan de mise en Accessibilité des Voiries et Espaces publics) a été l’occasion pour l’opposition de dénoncer une fois de plus, un dossier tardif, incomplet, copié-collé de dossiers déjà établis, sans indication de calendrier et de budget. Un dossier révélateur de l’incompatibilité qui existe parfois entre les conceptions de certains urbanistes et l’accessibilité ou la facilité de déplacement.

Un débat autour de 3 motions en fin de séance a permis de briser un peu l’apathie générale. L’unanimité en soutien aux viticulteurs contre la libéralisation des droits de plantation sur tout le territoire européen a permis à Nicole Gaspon de «se féliciter qu’on prenne position contre l’ultra-libéralisme» Unanimité encore pour soutenir la formation BTS tourisme du Lycée Arago menacée de fermeture à la rentrée 2012.

Pour clôturer la séance, la motion s’opposant à la fermeture de l’antenne CAF du centre ville présentée par Nicole Gaspon n’a pas été unanime. Plusieurs élus majoritaires (P. Parrat, A. Brunet, M-T Sanchez-Schmid, J. Rigual et le nouveau président de la CAF, S. Cabot qui est intervenu pour justifier la fermeture) se sont abstenus.

 

Ce dernier conseil de l’année 2011 ne restera pas gravé dans les mémoires. Il a juste confirmé la parodie de démocratie qui se joue dans cette enceinte et la fragile cohésion de façade de la majorité municipale. Les clivages qui existent en son sein (cf sénatoriales) pourraient s’accentuer en 2012, lors de la désignation des candidats pour les législatives.

Michel FRANQUESA

Partager cet article
Repost0
10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 19:15

160761908_349a3d6314.jpgPERPIGNAN Chaque séance du conseil municipal confirme nos critiques sur la réforme des collectivités territoriales. Le développement tentaculaire et forcé de l’agglomération éloigne les citoyens et leurs élus des lieux de décision.

L’heure (tiers de séance) consacrée, ce 3 novembre, à une «simple» information, pour laquelle l’avis des élus n’est pas requis, en est la preuve. Le CD-rom du bilan d’activité de l’Agglomération a permis à l’opposition de lancer un débat sur le fond et la forme. Clothilde Ripoull évoquant une «plaquette publicitaire» a dénoncé le «nombre pléthorique d’élus et l’augmentation des effectifs du personnel au regard de l’endettement de PMCA». Nicole Gaspon a critiqué un «triomphalisme qui n’est pas de mise» pour «l’une des villes les plus pauvres de France.» Elle a contesté une «prolongation de la concession avec Véolia (non discutée à Perpignan mais à l’agglo) en «inadéquation avec le pouvoir d’achat des Perpignanais». Jean Codognes a insisté: «le département n’attire pas les RMIstes, il en produit». Perpignan «ville la plus endettée de France» est une de celles «où les inégalités sont les plus fortes.

Jean-Paul Alduy a ressorti sa vision idyllique des choses: «On cherche à attirer des entreprises à haute valeur ajoutée: le Théâtre de l’Archipel en fait partie…» et a invité tous les élus à une réunion d’information à l’agglo. J-Marc Pujol s’est engagé à fournir «les vrais documents» demandés par Jacqueline Amiel-Donat. Des réponses qui apparaissent comme une reconnaissance du bien-fondé des interventions de l’opposition.

Cet esprit d’écoute et les réponses fournies à ses remarques, ont conduit l’opposition a modifier ses intentions de voter «contre» sur d’autres dossiers à l’ordre du jour: l’instauration de la taxe d’aménagement (abstention), l’affectation du Théâtre Municipal (pour) ou la vente d’un bien municipal (abstention). Dans ce contexte, la remarque intempestive de Jean Rigual (conseiller général muet habituellement à Perpignan) lors de la mise en place d’une mission d’information et d’évaluation obtenue par l’opposition: «Ici, ce n’est pas un lieu de débat !», est tombée à plat.

Martine Ruiz a dénoncé la diminution des recettes d’investissement dans la décision modificative budgétaire n°2, et s’est exclamée: «pour diminuer la dette, vous augmentez les amendes de police !» Jacqueline Amiel-Donat a insisté sur le déséquilibre trop important entre investissement et fonctionnement.

Nicole Gaspon a pointé l’absence de consultation des organisations syndicales concernées sur le dossier d’avis sur le plan stratégique régional de santé. Jean Codognes a souligné: « nous avons un territoire où les problématiques de santé sont les plus importantes». L’opposition a maintenu son avis défavorable sur le sujet, et, surprise, J-Paul Alduy s’est abstenu et a proposé que l’ensemble des remarques formulées soient annexées à l’avis majoritairement favorable. Comment doit-on interpréter ce choix de l’ex-sénateur?

Une motion unanime pour condamner l’incendie criminel au siège du journal Charlie Hebdo, au nom de la liberté de la presse et d’expression, a clôturé la séance.

Malgré une écoute réciproque et des constats alarmants, les délibérations ne traduisent pas une réelle volonté de changement politique qui réponde aux besoins d’une population perpignanaise dont une part grandissante subit la crise de plein fouet. Comme au niveau national, la droite refuse de remettre en cause le système en place et ne change pas de cap. C’est toujours les plus pauvres qui trinquent. Vivement que l’on mette «l’Humain d’abord !»

 

Michel FRANQUESA 

Partager cet article
Repost0
4 octobre 2011 2 04 /10 /octobre /2011 16:00

Conseil Municipal de Perpignan (27 septembre)  Au lendemain des sénatoriales, la séance a été marquée par le discours pathétique de Jean-Paul Alduy sur le Théâtre de l'Archipel.

Mis à part le dossier du Théâtre de l'Archipel, il était bien terne ce conseil municipal de rentrée. La raison: les dossiers importants sont traités à l'Agglo. En ouverture de séance, Raymond Sala a rendu hommage à Jordi Pere Cerdà, "le grand poète de la catalanité qui méritait largement le prix Nobel". Nicole Gaspon relèvera deux oublis d'importance dans le discours de l'élu: Antoine Cayrol était communiste et résistant, son oeuvre doit être appréciée dans sa globalité".  Le maire propose qu'un site honore J-P Cerdà.

Dans un autre domaine, Jacqueline Amiel-Donat et Robert Folcher demandent que subsiste le poste de police de la gare eu égard aux violences et incivilités dans le secteur. Avant que ne débute l'ordre du jour une délégation de la CNT est venue exiger une nouvelle fois un local syndical. S'agissant d'une structure départementale, le maire, J-M. Pujol, les invite à s'adresser au conseil général ou régional.

Nathalie Beaufils, adjointe, qui devait regarder ailleurs le matin, lors de la manif d'un millier d'enseignants, voit "une rentrée avec des effectifs accueillis dans de bonnes conditions".

Vient ensuite le dossier du Théâtre de l'Archipel qui sera inauguré le 10 octobre avec, en première, le spectacle La Cantate de l'Archipel, une création de Daniel Tosi.

Le Théâtre de l'Archipel

Financé dans le cadre d'un P.P.P. (partenariat public privé ou mieux ce Partenariat qui Pille le Public selon l'Humanité), le bâtiment voit son coût augmenter de 598 000 euros. Il en découle que le loyer annuel que paieront les contribuables s'élèvera à 3 millions d'euros (avec une composante variable de 1,8 million). Peut-être faut-il voir ici la raison pour laquelle Auxifip (filiale du Crédit Agricole) se retrouve désormais le seul co-financeur d'un tour de table composé également de Fondeville et Elyo Suez Energie. Jacqueline Amiel-Donat se prépare à déposer une requête en annulation au tribunal administratif tandis que Martine Ruiz juge que ce montage financier n'est pas à l'échelle de la ville. Pour sa part, Nicole Gaspon, "ne se réjouit pas" de voir les collectivités se tourner vers les PPP donc le privé. Elle note le manque de transparence dans le passage de relais entre Fondeville et Consort et Auxifip et souligne que le loyer durera 32 ans. "Cette structure permettra-t-elle un large accès à la culture?" s'interroge l'élue communiste.

J-M. Pujol donne alors la parole à son premier adjoint, J-Paul Alduy, qui a vraiment la tête des mauvais jours, 48 heures après les sénatoriales. Le théâtre, décidé il y a dix ans, c'est un peu son oeuvre. Suit un bilan pathétique de l'ancien maire. Un discours d'adieu? Son intervention saluée à tout rompre par une partie de ses colistiers, reçoit un accueil glacial de beaucoup d'autres, adjoints compris, les mêmes qui souriaient pendant son intervention. JPA ne devait pas s'éterniser davantage en séance.

Profitant d'un point de l'ordre du jour sur les animations de Noël, la socialiste Jacqueline Amiel-Donat juge excessif un prix de 4 ou 5 euros pour la patinoire au pied du Castillet. Le maire répond: "vous devriez voir ailleurs comment cela se passe, nous vivons dans un pays où les gens peuvent vivre sans travailler". Pour les quelques doux rêveurs qui pouvaient en douter, sénatoriales ou pas, ladroite est encore dangereuse.

René LEGENDRE

Partager cet article
Repost0
3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 21:34

Au conseil municipal de Perpignan, le compte administratif, dossier phare de la dernière séance (30 juin 2011) avant les congés d’été n’a pas empêché l’actualité locale de s’inviter dans les débats.


Antennes et demande de local syndical en ouverture!

Deux groupes de manifestants porteurs de revendications remplissaient les rangs du public.

Le syndicat CNT qui occupe une ancienne école depuis le 11 juin pour exiger l’attribution officielle d’un local syndical. En réponse aux conseillers d’opposition relayant cette demande, Jean-Marc Pujol a renvoyé vers le Conseil Général puisqu’il s’agit d’un syndicat départemental.

La question des antennes relais portée par un collectif de riverains a donné lieu à un échange plus long. Jacqueline Amiel-Donat s’est insurgée de «la signature par délégation (et donc sans débat) pour l’implantation de nouvelles antennes.»  Jean Codognes s’est appuyé sur un texte européen du 27 mai 2011 pour demander «la prise en considération d’études d’organismes indépendants.» « Le principe de précaution devrait vous guider et vous devriez refuser les antennes qui dépassent les normes.» insistera-t-il. Jean-Marc Pujol s’est dit prêt à en débattre et à en réduire l’impact si la loi l’autorise à le faire.

Compte administratif  2010: du rêve à la réalité!

L’ancien maire J-Paul Alduy avait pour la première fois la possibilité de présenter le compte administratif. Il n’a pas boudé ce plaisir et, alternant provocation et mégalomanie, il a conclu sur la nécessité de «se préparer au bouleversement géo-politique qu’apportera le TGV.» Martine Ruiz l’a ramené à la réalité en illustrant son intervention avec 3 pourcentages: Impôts ménages : + 8 %, Investissements : - 30%, Réduction endettement :- 0,96%. Jacqueline Amiel-Donat a insisté sur la faiblesse du réalisé : 42% du budget prévisionnel. Pointant «un budget peu dynamique  avec environ 26 % d’investissement pour 74% de fonctionnement », elle s’est dite inquiète d’une «ville qui perd pied dans un fonctionnement non maîtrisé.»

Plusieurs intervenants ont souligné l’absence de chiffres (qui concernent la commune) sur le plan de financement du Théâtre de l’Archipel et sur la dette de l’agglo qui masquent la situation réelle.

Intercommunalité, archives et couleur du grenat…

L’adhésion imposée à Cabestany n’a pas bouclé le schéma départemental de coopération intercommunale. Le préfet a établi fin avril un nouveau projet de périmètre conforme aux projets expansionnistes de l’agglo pieuvre chère à Jean-Paul Alduy. St Cyprien, Salses et Pia  sont dans le viseur…en attendant la réalisation du rêve de pôle transfrontalier de Narbonne à Gérone. Nicole Gaspon a renouvelé son opposition à un projet conduit sans concertation avec les populations qui réduit toute possibilité de participation démocratique. Jacqueline Amiel-Donat a insisté en précisant que coopération suppose partage, échange, concertation…Elle a demandé que l’on revienne à 15 vice-présidents (comme le prévoient les textes) au lieu des 42 actuels : 560 000 € d’économies par an pourraient ainsi être réalisés.

L’opposition a saisi l’occasion des dossiers sur le patrimoine pour interroger sur les archives. Un débat que l’on retrouvera à la rentrée puisque le maire a répondu attendre les réponses de la direction régionale des archives avant toute décision.

Un nouvel avenant au contrat du Théâtre de l’Archipel sera l’occasion d’apprendre que des difficultés techniques liées au exigences de finition concernant la couleur grenat retarderont l’inauguration de 3 mois. « Quand on se paie les services d’une diva de l’architecture, il faut en accepter les caprices.» lancera Martine Ruiz…

L’actualité immédiate présente dans les débats de cette séance, confirme le sentiment d’une meilleure écoute de la part du maire. Pas suffisamment cependant pour inverser ou modifier des  décisions puisque aucun des points à l’ordre du jour n’a été retiré ou reporté pour permettre la  prolongation des débats. L’instauration d’un véritable fonctionnement démocratique laissant place aux échanges et permettant d’intégrer des propositions de l’opposition n’est pas encore à l’ordre du jour du conseil municipal de Perpignan.

Michel FRANQUESA

PS: Article à paraître dans le Travailleur Catalan du 8  juillet 2011

Partager cet article
Repost0
14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 13:27

Malgré 56 dossiers à l’ordre du jour dont le vote du budget, le public qui s’étiolera au fil de la soirée, n’a eu droit qu’à quelques escarmouches.

La question du logement en préambule !

L’association Bouge-Toit était massivement présente dans les rangs du public pour rappeler les responsabilités des pouvoirs publics en matière de logement et les engagements du maire vis-à vis des familles hébergées à l’école Hachette. Interpellé par l’opposition, Jean-Marc PUJOL a répondu, avoir pris ses responsabilités en se rendant sur place, en rejetant toute expulsion et en saisissant le préfet à plusieurs reprises. Il a invité 2 familles à déposer des demandes de logement et s’est dit prêt à aborder ce problème y compris dans un débat. Il n’a pas cependant accepté, la proposition de Jacqueline Amiel-Donat, de «prendre sur la réserve financière » pour accélérer les procédures.

Budget 2011: du classique !

On a du mal à croire que Jean-Marc Pujol parle de Perpignan, quand il  présente son budget. Son énumération faite d’un ton suave est un véritable forme d’auto-satisfaction : volonté de réduire les dépenses, maintien de l’emploi dans la ville, niveau d’emprunt inférieur aux années précédentes, auto-financement  qui ramène le remboursement de la dette à 10 ans… pour ne citer que les grands thèmes d’une liste comparée aux villes de la région notamment. Satisfecit encore pour la propreté (bacs enterrés), pour la sécurité (150 caméras d’ici la fin du mandat) et pour la proximité (entre 8 et 900 000 € de dotations aux Mairie de quartier)…

La chute est plus brutale: une augmentation de l’impôt de 4% (qui fait suite aux 8 % de 2010) qu’il tente de minimiser en calculant que la moyenne sur les 12 dernières années est de + 1, 25%. Certes, mais sur 2 années consécutives, cela fait 6% de moyenne. Un choix qui n’est pas neutre quand le panier de la ménagère augmente de 14% en 2 mois. Ce que soulignera Nicole Gaspon en interrogeant sur la «construction d’une cité solidaire où il fait bon vivre ?» En écho, Martine Ruiz argumentera que «53% des ménages perpignanais touchent moins de 1100 € par mois.» Elle regrettera que les «séances budgétaires perdent de leur sens» et que «Perpignan devienne une coquille vide dont la gestion s’échappe de plus en plus !»  Jacqueline Amiel-Donat notera que « les économies vont à la communauté d’agglo. »

Jean-Paul Alduy dont les mimiques, dès que l’opposition parle, rappellent de Funes, expliquera qu’en 2012 le débat d’orientation budgétaire incluera le budget de Perpignan et celui de la communauté d’agglo…

Autres dossiers en bref:

- Dans le quartier de la Gare, la mairie fait marche arrière: il n’y aura pas délocalisation de l’école  Rousseau, ni démolition d’un îlot place de Belgique. Une nouvelle concertation est engagée…

- Le théâtre de l’archipel continue à susciter des interrogations sur son coût final réel. Jacqueline Amiel-Donat a pointé du doigt un nouvel avenant qui interroge sur la maîtrise par la ville de ce dossier qui fait l’objet d’un PPP (Partenariat Public Privé) ?

Les séances du conseil sont de plus en plus anesthésiantes ! Que deviendront-elles si comme l’indique le débat sur le budget, elles deviennent une coquille vide. Les citoyens ne pourront même pas se rabattre sur l’agglo pour assister à des débats : la place du public n’est pas prévue dans cette assemblée. Quand on vous dit que l’on cherche à éloigner le citoyen des lieux de décision…

 

En marge du Conseil Municipal : En cette veille de premier avril, l’actualité s’était invitée aux portes de l’hôtel de ville avec un banc de poiSons d’avril. Le Travailleur Catalan et quelques militants du PCF dénonçaient avec humour, une situation lourde de danger : les idées xénophobes et réactionnaires du FN et leur banalisation relayée par les positions de l’UMP. Les arêtes à l’effigie de Le Pen et de Sarkozy sont restées en travers de la gorge de certains…

 


Michel FRANQUESA

Partager cet article
Repost0
9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 12:22

Cette traditionnelle et (obligatoire) séance consacrée au D.O.B. (Débat d’Orientation Budgétaire) et à quelques dossiers plus classiques ne restera pas forcément dans les mémoires. Cependant, le jeu de chaises musicales organisé par certains élus de l’opposition a révélé le peu de respect qu’ils ont pour leurs électeurs.

 

Acte 4 de l’élection municipale de Perpignan:


En préambule, nous avons assisté à ce qu’il faut appeler l’acte 4 de l’élection municipale de Perpignan (voir dans l’encadré, un bref rappel des actes précédents).

Les masques de la liste «Union pour Perpignan» (3 élus) viennent de tomber. Son maintien au 2nd tour avait, en 2009, facilité la réélection de J-P Alduy.

Romain Grau avait le premier trahi ses électeurs en se vendant pour une place à l’agglo auprès de J-P Alduy. Il piaffait depuis d’impatience pour rejoindre les rangs de la liste majoritaire. C’est maintenant chose faite !

 

Clothide Ripoull (ex Modem), son ex-colistière, vient à son tour de quitter l’Union pour s’allier à Jordi Vera dans un groupe intitulé: «CDC centriste catalan». Lequel Jordi Vera a démissionné du groupe «Nouvelle Union avec la Gauche» dont il était jusqu’à présent membre.

Les plus perspicaces retiendront que sa présence sur cette liste avait empêché qu’un 2ème candidat du PCF, soit mieux placé (et donc élu) sur la liste de Jacqueline Amiel Donat. Jean Codognès se retrouve donc maintenant isolé au sein de ce conseil.

On pourrait être tenté de tourner en dérision ces comportements guidés par l’ambition personnelle, s’ils ne dénotaient pas un irrespect du vote des électeurs. 

 

________________________________________________________________________________________________

Pour mémoire:

 

- Acte 1 : mars 2008

L’affaire de la chaussette aboutit à l’annulation de l’élection.

- Acte 2 : juin 2009

J-P. Alduy est réélu grâce, notamment, au maintien au 2nd tour de la liste « Union pour Perpignan » conduite par J. Codognes

- Acte 3 : octobre 2009

Abandon du mandat de maire par J-P. Alduy qui échange sa place avec son 1er adjoint J-M. Pujol.

- Acte 4 : février 2011

Les 3 élus «Union pour Perpignan» se séparent.

 

Où est le respect du  vote des citoyens, dans tout ça?

 

________________________________________________________________________________________________

 

 

Débat d’Orientation Budgétaire


La présentation de ce débat est devenu à Perpignan un véritable rituel dans lequel, côté majorité, on affiche un satisfecit surfait sur la situation de la ville et ses divers classements flatteurs et côté opposition on envoie une rafale d’interventions pas toujours sur le sujet pour certaines.


Rien de bien nouveau dans les grands axes présentés si ce n’est la fin d’une série de gros chantiers (Théâtre de l’archipel, Gare, PNRU…), la perspective d’un nouveau stade de 20 à 25000 places et l’incontournable sujet de la sécurité. Malgré une diminution annoncée des dépenses de fonctionnement, c’est une nouvelle augmentation des impôts de l’ordre de 2 à 4 % qui est envisagée.

Martine RUIZ critiquera une 2ème augmentation consécutive des impôts, évoquera la dette apparente et la dette réelle et s’inquiètera de la situation financière de la ville. Nicole Gaspon enchaînera sur l’étranglement progressif des collectivités locales et la crise que l’on fait payer aux populations. Elle dénoncera le fait que l’on s’accommode de cette situation en ironisant sur l’expression «ajustement modéré de la fiscalité» pour augmentation des impôts. Clothilde Ripoull évoquera un manque de stratégie.


J-Paul Alduy parlera d’ambition continue (une manière de se jeter des fleurs) et d’obligation de réactivité face à la crise. Il terminera son envolée par: «On est dans la tempête ! La caravelle Perpignan navigue en tête de la flotille et elle arrivera à bon port !» J-Marc Pujol en bon complice, fermera le débat en s’interrogeant sur «l’aveuglement qu’il faut avoir pour ne pas voir le développement de la ville ». 

 

Les difficultés des populations ont décidément du mal à trouver un écho dans l’enceinte du conseil municipal. On a beau chercher, on ne perçoit aucune réelle volonté de faire participer les citoyens aux décisions qui les concernent. Le jeu de chaises musicales est une autre facette de ce mépris de l’expression des électeurs. Décidément, il est grand temps de mettre un grand coup de pied dans la fourmilière pour changer ces pratiques.

 

Et si la démarche de construction d’un programme partagé avec le Front de Gauche était un des moyens d’y parvenir?

 

Michel Franquesa

Partager cet article
Repost0
21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 09:09

Une séance de fin d’année…

 

Procès d’intention et invectives (voir encadré) auront émaillé le dernier conseil municipal de l’année, le 16 décembre2010. Pourtant l'ordre du jour aurait pu permettre un large débat politique avec le vote des délégations de service public (DSP) des abattoirs et de la fourrière, la réfection du marché Cassanyes...


Mais ce ne sera  pas le cas, les abattoirs et la fourrière municipale resteront en délégation de service public. Dans les 2 cas, on ne trouve qu’une seule candidature pour répondre à l’appel d’offre.

 

S’étonnant de cette situation, Nicole Gaspon  proposera leur retour en régie. Jordi Vera évoquera «24% de rentabilité!» pour la fourrière et demandera des facilités pour les personnes en difficultés financières.

 

Pierre Parrat (toujours aussi nuancé) répondra que «Les délinquants (sic) doivent tous être traités de la même façon» et évoquera l’insuffisance de rentabilité pour expliquer que l’entreprise déjà délégataire de la fourrière soit la seule candidate. Q

 

uant à Clotilde Ripoull, elle soulignera la faiblesse (7000 €) d’une redevance payée par la SARL Roussillon Express à la commune qui  ne couvre pas le coût du détachement des employés communaux. Cette délégation a été attribuée pour 8 ans : c’est bien long pour un contrat peu rentable ! 

 

- Les débats s’animeront pour le marché de plein vent «Cassanyes». Nicole Gaspon comparera le règlement intérieur à celui d’un pénitencier. : «Pourquoi mentionner de façon aussi vigoureuse l'interdiction des violences physiques? La loi aurait suffit. Et pourquoi interdire la distribution de tracts?» questionnera-t-elle.  Jean-Marc Pujol lui répondra qu'il s'agit des tracts commerciaux et reconnaîtra que trop de loi tue la loi. A la demande d’Olivier Amiel de construction d'une halle et de WC publics, Jean-Marc Pujol répondra que les toilettes sont prévues et qu’ un point sera fait d'ici 9 mois pour la halle.


- Les travaux de rénovation du quartier de la gare s’étaleront jusqu'en 2012. Le déplacement du  groupe scolaire Jean-Jacques Rousseau (envisagé place de Belgique) pourrait en faire partie.


- A l’occasion des échanges, nous avons appris que la délégation de service public du bus-tram débutera en septembre 2011.


- Un statut d'EPCC (Etablissement Public de Coopération Communale) regroupera le théâtre de l'Archipel, Campler et El Mediator.  Nicole Gaspon (favorable à ce statut) s’inquiètera cependant de cette énorme machine dont le Conseil d’Administration dirigera l'essentiel de la vie culturelle de Perpignan. L'élue communiste dénoncera les différents changements de statut de Campler (association, puis régie, puis EPCC) tout en s'inquiétant des futurs contrats du personnel.


La Haute école d'Arts (HEART) si menacée il y a quelques années (dont 13 étudiants sur 15 ont obtenu le master sera régie par un autre EPCC.

 

On retiendra de cette séance à la veille de Noël, la distribution de cadeaux au privé par le biais des partenariats public privé (PPP) ou des délégations de service publics (DSP).

Cette politique conduite par la majorité UMP coûte cher aux contribuables : elle réussit l'exploit de faire peser sur les contribuables une fiscalité double à la moyenne nationale conjuguée à un fort endettement.


René LEGENDRE

 

 Humour ( ?)) mais aussi des coups bas !

- J-Marc Pujol en réponse à Clothilde Ripoull déplorant l’absence de J-P Alduy : « c'est comme à l'école, il vous faudra un mot d'excuse des parents ».

- Olivier Amiel titille J-P Alduy (qui déteste ça) en l’appelant l’ancien maire.

- Suite à l'intervention de C. Ripoull sur les très controversées Sociétés Publiques Locales (sociétés anonymes gérées par des élus) et les supposées indemnisations des élus, J-Marc Pujol la comparera  à … Marine Le Pen. L’élue Modem ne sera même pas soutenue son colistier Jean Codognès.  Le torchon brûle entre eux.

 

Partager cet article
Repost0
21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 08:58

 Deux ou trois brins d’urbanisme, quelques pincées de subventions, une louche de culture, et une bol de finances… pas de quoi réaliser une sauce inoubliable avec les 34 dossiers de ce conseil municipal.

 

Avant d’aborder l’ordre du jour, l’hommage à Georges Freche et l’élection de Christian Bourquin à la présidence de la Région nous avaient pourtant mis en appétit…

 

Christian Bourquin courtisé !

 

Après avoir fait observer une minute de silence pour Georges Freche, Jean-Marc Pujol a souhaité évoquer les changements liés à son décès. Soulignant son accord avec lui sur l’Algérie française, il a rappelé la participation de la Région au financement du Théâtre de l’Archipel et de Visa quand le Conseil Général s’en était retiré. Mais il a déploré la part trop belle faite à l’Hérault sous sa présidence. Il a exprimé l’espoir que la présidence d’un catalan amène un rééquilibrage pour les P-O et notamment pour la ville. Cherchant à couper l’herbe sous les pieds de Jacqueline Amiel-Donat qui lui avait transmis un courrier en ce sens, il a conclu en proposant de défendre les dossiers tous ensemble. Jacqueline Amiel-Donat s’est proposée pour servir de relais, espérant que la présidence de Bourquin permette de rattraper le temps perdu aussi bien avec Georges Freche qu’avec Jacques Blanc.

 

Nicole Gaspon a souligné alors que parler de rééquilibrage parce que le nouveau président de région était un catalan n’était pas une bonne manière de poser les choses. Notant que Christian Bourquin connaissait bien le terrain et les dossiers, elle a récusé l’idée que les choix reposent sur les relations personnelles plutôt que sur l’intérêt des territoires et des citoyens. Jean Codognes, d’accord avec le sens de l’intervention de Nicole Gaspon, a rappelé sa campagne contre le clanisme et le clientélisme et affirmé qu’il serait toujours présent pour défendre tout projet d’intérêt économique général. Jean-Paul Alduy a signifié son accord avec les 2 intervenants précédents et la nécessité de garder une vision du Languedoc-Roussillon, des PO et du service public plutôt que de traiter les dossiers en fonction des relations. Il a ressorti « la dynamique transfrontalière à développer » pour une région « adossée à la Catalogne Sud et ouverte sur l’Europe. » Zones franches, nouveau stade, culture… De l’ordre du jour ensuite abordé, on notera quelques débats.

 

- Le dossier sur la ZAC Bel Air a été l’occasion de quelques échanges sur les Zones Franches. Martine Ruiz a demandé des éclaircissements sur les créations d’emplois attendues, le mode de réalisation, le type de gestion (régie directe ou concession ?) et qui financerait (ville ou agglo ?).

 

Nicole Gaspon a qualifié la politique des Zones Franches de système de dérèglementation qui n’a pas résolu la question de l’emploi. Elle a demandé qu’un bilan honnête soit réalisé sur la création d’emplois pérennes pour Perpignan. Jean-Paul Alduy a répondu qu’au vu du bilan positif de la première zone, Bruxelles avait donné son accord à la communauté d’agglomération pour une extension sur 10 hectares supplémentaires. Il a garanti que l’effet «entreprises-boîte aux lettres» des premières années avait été combattu, que priorité était donnée aux entreprises créant des emplois productifs et que les entreprises de services avaient été interdites.

 

- La convention de partenariat avec l’USAP, a permis à Jacqueline Amiel-Donat de pointer une bataille de logos qui coûte cher au contribuable. Elle a également dénoncé la transmission du fichier des abonnés prévue dans le contrat. Clothilde Ripoull inquiète du sérieux de la proposition de construire un nouveau stade a évoqué le problème du stationnement autour d’Aimé Giral. Une amélioration de l’organisation des transports en commun, les jours de match, a été suggérée par J-Michel Henric.

 

- Côté culture, à l’occasion des bilans, quelques éclaircissements ont été donnés sur la démission (et non le licenciement) de la directrice des Estivales partie à St Estève. On retiendra surtout de cette séance, les jeux de coudes pour courtiser le nouveau président de région. L’ordre du jour, qui n’a guère suscité d’enthousiasme, a encore démontré que le transfert de compétences à une communauté d’agglo tentaculaire pilotée par J-Paul Alduy, ne laisse que des miettes de décisions au conseil municipal de Perpignan et à son maire qui n’est même pas vice-président de l’agglo. Jean Vila et son équipe ont bien raison de résister à l’intégration forcée dans l’agglo qu’on veut leur imposer.

 

Michel FRANQUESA

 

Pour la petite histoire :

- Le scoop de C. Ripoull :

Le  groupe municipal «Union pour  Perpignan» n’a jamais été créé. On la croit aisément en voyant l’attitude des 3 élus censés le composer .

Clothilde Ripoull isolée dans le Modem, travaille seule dans son coin,  Jean Codognes (PS ayant rallié les Verts) débarqué d’une vice-présidence du conseil général cherche à ne pas disparaître de la scène politique et Romain Grau débauché par J-P Alduy à l’agglo cherche à rejoindre l’équipe majoritaire. Dur, dur de bâtir un groupe quand les intérêts personnels servent de fil conducteur !

- Les rideaux d’A. Carayol :

La future candidate PS sur le  canton Haut-Vernet, gênée par le fait que l’on puisse voir de la rue, les nageurs à travers les vitres de la piscine Arlette Franco a proposé que l’on installe des rideaux. Heureusement qu’elle n’est pas candidate sur  la côte !

Partager cet article
Repost0