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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 14:33

L’Assemblée nationale débat depuis hier sur le traité budgétaire européen. Le quotidien l'Humanité du 2 octobre (voir site: www.humanite.fr) a développé les alternatives à ce texte austéritaire, après la réussite de la manifestation pour un référendum sur le TSCG dimanche à Paris.UneHuma20121002.jpg

Le gouvernement a longtemps espéré, alors que s’ouvre le débat à l’Assemblée nationale sur le traité budgétaire européen (TSCG), que l’adoption de celui-ci serait une simple formalité, allant même parfois jusqu’à en banaliser le contenu. Seulement, le succès de la manifestation des forces sociales, syndicales et politiques de gauche contre ce «traité austéritaire» a changé la donne. Cela témoigne d'un début de prise de conscience que ce qui se joue, c’est l’avenir des politiques en France et en Europe, la vie des peuples. 

Hollande n'a rien renégocié

Le gouvernement, après l’avoir nié, a dû reconnaître que le traité signé par Sarkozy-Merkel n’a pas été renégocié par François Hollande. Seul a été obtenu un pacte de croissance, dont la modicité des retombées pour la France, 4 à 5 milliards d’euros, montre sa portée plus que limitée. Aujourd’hui, pour convaincre, ou plutôt intimider, le gouvernement n’hésite pas à utiliser l’antienne ; c’est le traité ou le chaos. Ainsi est développée l’idée que voter pour le traité, c’est soutenir la volonté de François Hollande de réorienter l’Europe, voter contre serait un échec pour la France et donnerait le signal négatif d’une volonté de sortir de la zone euro. Pas moins.

Pas de sortir de la zone euro

Pourtant, il n’est pas une force de gauche présente au Parlement, ceux du Front de gauche ou d’Europe Écologie-les Verts s’opposant à ce traité, pas un député de gauche, y compris ceux du PS qui s’apprêtent à voter non, qui veuille sortir de la zone euro. Beaucoup, comme ceux du Front de gauche, le font au nom d’une autre conception de l’Europe et refusent d’inscrire l’austérité dans le marbre d’une loi organique. Tous les traités qui ont été adoptés depuis Maastricht en 1992 (et le TSCG ne fait pas exception) ont construit l’Europe libérale. Ce n’est pas une fatalité... la preuve!

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 16:22

RosetteBlanc.JPGLe nom de Rosette Blanc est peu connu du grand public, notamment parmi la jeunesse. Elle est pourtant un exemple d'engagement pour des idées au service de l'être humain, de la liberté et du combat contre le fascisme. Un exemple qui reste d'une grande actualité dans cette période électorale marquée par une banalisation des idées de l'extrème droite et les propos racistes et xénophobes, jusqu'au plus niveau de l'Etat.

Née en 1919 à Elne, elle s'engagea dès 1936 aux côtés des Républicains espagnols contre les troupes de Franco.

Militante des organisations de jeunesses, elle rejoignit ensuite logiquement la Résistance. Arrêtée en 1942, elle fut torturée par la Gestapo. Elle fit partie du premier convoi de femmes déportées à Auschwitz où elle mourrut en 1943, alors qu'elle n'avait pas encore 24 ans. Une jeunesse exemplaire foudroyée en plein élan!

Samedi 31 mars, un hommage public organisé par l'association Femmes Solidaires 66, lui a été rendu en présence de quelques personnalités, de sa famille mais aussi de plusieurs représentants de la section PCF de Perpignan.

(voir ci-contre l'article publié dans l'Indépendant du 1er avril 2012)

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 13:55

Le Front de GauchIndep9mars.jpge des Pyrénées Orientales avait décidé de tenir une initiative s'inscrivant dans la cadre de la journée internationale des droits de la femme, ce jeudi 8 mars. Malgré une tramontane à décorner les boeufs, les militants et les militantes présents sur la place de Catalogne à Perpignan sont allés à la rencontre des passantes et des passants pour faire connaître leurs propositions pour une véritable égalité entre hommes et femmes. Un tract détaillant les positions du Front de Gauche a été distribué entre 12 h et 14 h. Voir l'article de l'Indépendant dont nous publions ci-dessous des extraits.

...."C'est le moment de mettre sur la place publique, nos revendications" a déclaré Evelyne Leballeur, qui a pris la parole pour évoquer la situation des femmes en France et dans le département... Droit à la santé, réouverture des centres IVG, maternités de proximité, remboursement de la contraception, récréation d'un ministère des droits de la femme "pour garantir l'application des lois d'égalité hommes-femmes", notamment sur l'égalité salariale... "c'est clairement Jean-Luc mélenchon qui est le plus proche de nos revendications et qui s'engage à les satisfaire".

 Cette initiative a été appréciée par les femmes rencontrées ce jour-là.

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 07:57

C'est un scandale!

Les nostalgiques de la colonisation s’agitent

Le Chant des Africains a conclu dimanche l’inauguration du centre de documentation 
des Français d’Algérie.

En cette journée de dimanche 29 janvier, la pluie, le froid, et le vent se sont abattus sur Perpignan ainsi que le méritait l’affligeante inauguration du Centre de documentation des Français d’Algérie. Affligeants les discours que devaient prononcer d’abord Thierry Rolando, président national du Cercle algérianiste, une association qui regroupe des milliers de pieds-noirs perdus dans la nostalgie de l’Algérie d’avant l’indépendance, puis Jean-Marc Pujol, maire UMP de Perpignan et enfin Gérard Longuet, ministre d’État. Un personnage à qui colle toujours à la peau son passé de fondateur, en 1963, du mouvement d’extrême droite, Occident. Ce passé, il l’a habilement exhibé après s’être fait huer pour avoir cité le nom du général de Gaulle. Et puis, pour retourner, non sans succès, son auditoire en sa faveur, il a fustigé les « adeptes de la repentance », et flatté « cette formidable entreprise de la présence française en Algérie ». Et pour ne pas être en reste, il a achevé son discours en entonnant le Chant des Africains, suivi par une salle exaltée et rugissante et conclu l’inauguration par : « Vive le souvenir de la France en Algérie. » Ce slogan faisait écho à celui de Thierry Rolando qui avait terminé sa harangue par ce cri : « Que vive l’Algérie qui fut la nôtre, l’Algérie française. » Il faut dire que ces deux personnages s’apprécient. Le premier n’avait-il pas la veille, au congrès national du Cercle algérianiste, salué « le parcours politique particulier » du second, ajoutant à son endroit pour s’en féliciter, qu’il avait été « le leader du mouvement Occident ». Encadrée par ces deux allocutions, celle du maire de Perpignan, Jean-Marc Pujol, se voulait larmoyante et pateline. Histoire de prouver son ouverture d’esprit, il avait parsemé son propos des mots : « Amour, vérité, justice, mémoire. » Des mots sirupeux qui ne sauraient estomper son hommage au commandant Hélie 
Denoix de Saint Marc, l’un des fondateurs de l’OAS, fait Grand Croix de la Légion d’honneur, le 28 novembre 2011, par le président de la République. Jean-Marc Pujol est familier des coups bas, sachant se faire ovationner en s’insurgeant contre « ces falsificateurs de l’histoire, ceux qui ont voulu faire croire aux lendemains qui chantent en fournissant le goulag en URSS ». C’est sous de tels auspices qu’a été conçu le Centre de documentation des Français d’Algérie désigné dans le message de 
Nicolas Sarkozy lu par son ministre Gérard Longuet comme « le musée consacré au souvenir des Français d’Algérie ». On ne saurait mieux définir ce centre qui ouvre ses portes dans un haut lieu historique de la ville, le couvent Sainte-Claire, qui fit office de prison jusqu’en 1989. Tout un symbole : une ancienne prison pour emprisonner l’histoire.

Article de Roger Hillel, publié dans le journal L'Humanité du lundi 30 janvier

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 15:03

Communiqué d'Eric Coquerel (Secrétaire national du Parti de Gauche, chargé des relations extérieures et unitaires).

Le Président candidat Nicolas Sarkozy a manifestement lu le programme de Jean-Luc Mélenchon et du Front de Gauche «L’Humain d’abord». Car le voilà qui non seulement parle d’une taxe sur les revenus financiers mais dit ne pas vouloir attendre «que tous les autres soient d’accord pour la mettre en œuvre». Et de compter sur «l’émergence d’une opinion publique mondiale qui se tournera vers tous les gouvernements du monde et qui leur dira: pourquoi vous ne faites pas ce que eux ont fait ?».

Le lecteur averti reconnaitra là notre concept de désobéissance européenne : «La France (…) a les capacités de transformer l’Union Européenne si elle conjugue action souveraine et bataille d’opinion européenne» écrivons-nous.

Seulement, depuis 2007 nous connaissons bien le bonimenteur Nicolas Sarkozy, capable de citer Jaurès pour camoufler son programme libéral. Là l’heure est trop grave pour de tels subterfuges.

On lui dit «chiche, c’est tout de suite, sinon t’es un menteur»…

Mais on tirera aussi de ce nouvel épisode de campagne que sur bien des sujets, de l’indépendance de la BCE à la taxation des revenus financiers, la France devra tôt ou tard passer par les solutions du Front de gauche.

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25 décembre 2011 7 25 /12 /décembre /2011 09:00

Edito du  Rédac'chef du TC (René Granmont)

La fin de l’année est proche. On entre donc dans une période de fête pour les enfants et pour les grands.

Mais cette année, pour beaucoup, il aura fallu se serrer encore un peu plus la ceinture, jongler avec les fins de mois pour se payer un peu de joie. Ils seront nombreux ces «sans», sans travail, sans logement, sans papiers, pour qui la fête existera si peu. Ils seront encore plus nombreux ces travailleurs aux petits salaires, ces anciens aux misérables retraites, qui auront compté pièce par pièce pour faire un petit extra pour l’occasion…

Et pendant ce temps, d’autres, une minorité, se gobergeront, dilapideront des millions. Car il n’y aura pas de trêve pour la valse des milliards entre banques, sociétés d’assurances, fonds de pension et autres entreprises financières. Ces «maîtres du monde» continueront à s’enrichir sur le dos de notre peuple comme sur celui de tous les peuples du monde.

Bien sûr, nousTC3442 entendrons les chefs de gouvernement, en Grèce comme en Italie, en Espagne comme en France, faire assaut de flagorneries devant les fameux marchés financiers et expliquer que l’austérité, la paupérisation du plus grand nombre restent les seules solutions. Les dirigeants européens, tels des psychopompes aux côtés des âmes des défunts, accompagneront sans remords les peuples vers toujours plus de misère, toujours plus de détresse. Et les «grands» journalistes, bien en cour, applaudiront, comme des phoques dressés, les palinodies présidentielles au soir du 31 décembre.

Mais quand cesserons-nous d’accepter qu’aillent ainsi les choses dans notre pays?

Et si en 2012, tous ceux qui subissent la domination sans partage de ces aristocrates de la finance et de leurs laquais, prenaient leur destin en main? Si les salariés, les jeunes, les chômeurs, les créateurs, les petits entrepreneurs prenaient conscience qu’ils peuvent modifier le rapport de force dans le sens de leurs espoirs, qu’ils peuvent débarrasser le pays de Nicolas Sarkozy et permettre la mise en œuvre d’une politique de réel changement? «Tu crois au Père Noël» vont me dire certains. Et pourtant c’est cette possibilité qu’offre le Front de gauche et son candidat, Jean-Luc Mélenchon qui, comme il le déclare, veut «rendre visibles les invisibles».

Alors, croyons au Père Noël… Joyeuses fêtes à tous!

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30 juillet 2010 5 30 /07 /juillet /2010 14:12
PERPIGNAN Et maintenant, un giratoire : 4 e pont, on tourne en rond

 

PONT2.jpgLe 4 e pont, qui a suscité de nombreux débats avant et depuis sa mise en service en décembre 2009, vient d'être doté d'un rond-point en lieu et place des feux tricolores côté voie sur berge. Pour la mairie, "ce n'est pas un constat d'échec".

 

Décidément, Perpignan est loin d'en avoir fini avec l'épisode "4 e pont" qui agite la vie municipale depuis plusieurs années. Après les mois d'opposition parfois musclée, puis la mise en service en décembre dernier, suivie de l'incompréhension "urbanistique" des usagers et riverains, voici que dans la nuit de lundi à mardi, le pont a accouché d'un giratoire "provisoire", installé au centre du carrefour de la rive droite... Un rond-point qui vient remplacer les feux tricolores qui avaient tant fait hurler les files d'automobilistes empruntant la voie sur berge, dans un sens

comme dans l'autre. Cet arrêt forcé sur le boulevard de la France-Libre avait d'ailleurs été décrié dès son évocation. Pourtant, dans un dossier détaillant le projet, la municipalité s'était expliquée : "Les carrefours d'extrémités seront gérés par des feux tricolores. Ce choix, adapté à la configuration des lieux, a été privilégié par rapport à une solution de type giratoire. Il permet (...) de mieux réguler le trafic automobile, évitant ainsi l'arrivée de flux massifs de véhicules dans des zones résidentielles".
 

"Un système qui n'est pas satisfaisant"

Aussi, la suppression des feux et le retour d'un giratoire sonnent-ils un peu comme un constat d'échec. "Non, on ne peut pas dire cela, explique Pierre Parrat, adjoint à la sécurité. Car le 4 e pont s'inscrit dans un plan global incluant le boulevard nord-est et la rocade ouest. Or, le boulevard nord-est a pris du r e tard... Aussi, il faudra voir ce que cela donne dans un dispositif beaucoup plus large. A ce moment-là, il n'est pas impossible que les feux soient réinstallés. Mais pour l'heure, notre priorité est l'amélioration de la fluidité de la circulation car aujourd'hui, alors que tous les aménagements urbains ne sont pas réalisés, le système des feux n'est pas satisfaisant" . Donc, pour améliorer la fluidité, la municipalité a décidé de supprimer temporairement les feux tricolores qui avaient été choisis car ils permettaient de "mieux réguler le trafic". "Il ne faut pas s'arc-bouter sur des concepts théoriques, rétorque Pierre Parrat. Le maire, Jean-Marc Pujol, est un homme pragmatique et lorsqu'il constate que cela ne fonctionne pas comme cela était prévu, il fait ce qu'il faut pour adapter la situation".
 

Une période de test jusqu'à la fin de l'été

En attendant, le giratoire a été installé de façon provisoire, dans le cadre d'une phase de test qui devrait s'achever avec l'été. Car les résidents du quartier des Fleurs, qui avaient supputé que l'importante circulation estivale en direction ou au retour de Canet-en-Roussillon occasionnerait de sérieux bouchons sur le boulevard, ne s'y sont pas trompés. Depuis le début du mois, les embouteillages succèdent aux ralentissements, et pas seulement aux heures de retour de plage... En attendant, ce sont les membres de l'association Contre le pont du non-sens, pour la plupart habitant le quartier, qui rigolent : avec ce dernier rebondissement, ils ont vu refleurir leur rond-point des Coquelicots, qui avait disparu avec les travaux du pont...

 

Barbara Gorrand
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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 14:29

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La liste "A Gauche maintenant" lance aujourd'hui une pétition en soutien à Philippe Galano, conseiller régional sommé de livrer ses empreintes génétiques à la gendarmerie.

 

Philippe Galano, conseiller régional communiste et ancien syndicaliste CGT aux Autoroutes du Sud de la France (ASF), se dit victime du "fichage généralisé de la population militante". Le samedi 13 février au matin, la gendarmerie a frappé à la porte de l'élu, domicilié à Cabestany, pour effectuer un prélèvement ADN dans le cadre d'une affaire qui l'opposait à son ancien employeur et dans laquelle il avait été condamné en 2009. En refusant le prélèvement, M. Galano s'expose aujourd'hui à 12 mois d'emprisonnement.


Autoroute bloquée

L'affaire remonte à 2003. Philippe Galano participe alors à un blocage de l'A9 au niveau de la sortie Perpignan Nord, pour protester contre la loi Fillon sur les retraites. Licencié à la suite de cette action, il envahit avec d'autres collègues les locaux de la direction régionale d'ASF pour demander sa réintégration. La discussion est houleuse, les forces de l'ordre interviennent pour évacuer les manifestants. Son ancien employeur lance alors une procédure judiciaire pour "séquestration, vol et recel de documents", qui aboutit en 2009 à une condamnation de 3 mois avec sursis et de 20 000 euros d'amende.
Pour le soutenir dans son refus de donner ses empreintes génétiques, la liste "A Gauche maintenant" (Front de Gauche et NPA) lance aujourd'hui une pétition (Phillippe Galano figure en 3 e place sur la liste de Jean Boucher dans les P.-O.) appelant à dénoncer la "criminalisation de l'action syndicale". Le candidat, qui écorne au passage la gestion par ASF de l'averse de neige de lundi, fustigeant le manque de moyens humains et matériels liés à la privatisation, pense recueillir une centaine de signatures dans les 3 jours. Il se défend de profiter de l'incident à des fins électorales : " C'est une occasion de dénoncer ces pratiques, mais si j'avais pu me passer de cet incident je l'aurais fait ! Ce sont les militants qui nous ont incité à lancer cet appel maintenant. Cela dit, cette question de la défense de la liberté syndicale est au coeur de notre programme, et sur ce point nous montrons une cohésion des forces de gauche".

 

 

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 14:40

Par Jean de Maillard | Magistrat | 23/02/2010 - rue89

bercy_ministere_finances_paris.jpg

Vous avez aimé l'histoire de la dette grecque ? Vous adorerez celle du trou de la sécurité sociale. Sur les 150 milliards d'euros qu'il représente selon la Cour des comptes (on ne dispose pas de chiffres précis), 93 milliards se sont évaporés des comptes de la dette publique.

La dette publique de la France étant de 1 500 milliards d'euros à la fin de 2009, ce déficit non comptabilisé correspond donc à une «omission» de plus de 6%.

Ce n'est pas tout: le déficit de la Sécurité sociale en 2009, soit 26,5 milliards d'euros, a fait l'objet d'un autre tour de passe-passe qui a plombé les comptes de l'Acoss, la caisse centrale des Urssaf, autrement dit leur « banquier ».

L'enjeu est là aussi de taille puisque, pour un déficit public de l'Etat qui avoue 141 milliards d'euros en 2009, ces 26,5 milliards feraient bondir la facture de près de 19%.

Au total, 119,5 milliards d'euros auront donc été habilement maquillés pour ne pas affoler les populations laborieuses.

 

 

1La Cades, boîte noire de la dette publique

C'est Alain Juppé qui a fourni la solution en 1996, date à laquelle il a créé la Caisse d'amortissement de la dette sociale (Cades). Elle était chargée d'éteindre la dette de la sécurité sociale, qui s'élevait alors à 21 milliards d'euros. Dans un grand élan d'optimisme, on promettait que l'affaire serait réglée en 2009.

Hélas, on n'a cessé de lui redonner des dettes à recycler : 134,5 milliards depuis 1996, dont 27 milliards l'année dernière. Là dessus, elle en a remboursé 41,5 milliards. Restent les 93 milliards, qui seraient bien embarrassants s'ils apparaissaient dans les comptes publics.

L'escamotage de la dette sociale des comptes publics n'a rien à envier, question méthode, avec celle qu'emploient les banques pour cacher leurs avoirs toxiques. Comme elles, l'Etat utilise la technique du « hors-bilan » qui consiste à enregistrer ailleurs (quand on l'enregistre) ce qu'on ne veut pas voir figurer dans la comptabilité.

Le trou de la Sécu fait au moins le bonheur des banquiers

Le tour de passe-passe n'est pas très compliqué, même s'il finit par coûter très cher, comme on va le voir.

Organisme public sur lequel l'Etat a entièrement la main mais auquel il a donné une autonomie juridique, la Cades est dénoncée par la Cour des comptes, en vain jusqu'à présent, comme une entité non contrôlée, c'est-à-dire dont la comptabilité n'est pas intégrée dans les comptes publics. Contactée par Rue89, elle explique que « le ministère s'était engagé à traiter la question en vue de la prochaine certification, fin mai 2010 ».

C'est comme cela que son déficit n'apparaît pas dans la dette officielle. C'était simple, il suffisait d'y penser.

Surtout que le passif de la Cades ne va pas régresser. Il a été multiplié à peu près par cinq depuis 1996 et il ne cessera de croître au fil du temps puisqu'on prévoit que le trou de la Sécu s'élèvera à 233 milliards en 2013, comme le prévoit le projet de loi de finance pour 2010).

Pour avoir un ordre de comparaison, les recettes fiscales de l'Etat pour 2010 sont estimées à 252 milliards d'euros.
Pour payer tout cela, on a inventé la Contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS), dont le produit est attribué à la Cades.

La moitié de la CRDS récoltée sert à payer non la dette, mais ses intérêts

Celle-ci a été autorisée par ailleurs à émettre des emprunts sur les marchés financiers pour transformer la dette à court terme qu'elle recevait en dette à long terme. En 2009, on lui a mis également sur le dos le déficit de l'assurance vieillesse et en contrepartie on lui a rétrocédé une partie de la Contribution sociale généralisée (CSG) pour boucler ses fins de mois.

Ce qui est une façon de parler, car le trou ne cesse de s'agrandir et n'est pas près de se refermer. La CRDS a rapporté 6 milliards d'euros à la Cades sur l'exercice 2008, mais ses frais financiers (les charges de ses emprunts) lui en ont coûté 3 milliards.

Cela signifie que la moitié de la CRDS payée chaque année par les contribuables sert à rembourser non le déficit de la Sécu, mais les intérêts des prêts que les banquiers et les financiers ont consenti à la Cades pour qu'elle tienne les dettes de la sécurité sociale éloignées de celles de l'Etat.

La seule consolation de l'affaire est que la baisse des taux d'intérêts en 2009 a permis d'empêcher provisoirement que l'endettement final de la Cades ne s'envole au-delà de 93 milliards d'euros.

 

2.gif

La dette de l'Acoss, nouvelle martingale de l'Etat dépensier

Mais tout cela ne suffit déjà plus : il a fallu en effet trouver une solution pour les 26,5 milliards d'euros de déficit qui se sont ajoutés en 2009. Le gouvernement n'a pas voulu transférer une fois de plus cette dette à la Cades : il aurait eu l'obligation légale d'augmenter la CRDS pour la financer intégralement.

Les estimations du sénateur UMP Alain Vasselle dans son rapport indiquent que, pour faire face, la CRDS aurait alors dû doubler d'ici 2012. Ce qui aurait fait désordre, alors que la campagne présidentielle se profile.

Il fallait donc trouver le moyen de financer la dette sans que cela n'apparaisse, ni dans les charges de l'Etat, ni dans les comptes de la Cades.

La faillite est à nos portes, mais pas avant 2012

La dernière loi de financement de la sécurité sociale a trouvé la martingale : elle a autorisé l'Acoss à émettre à son tour des billets de trésorerie pour un montant de 65 milliards d'euros, un niveau historique jamais atteint, alors qu'elle était déjà en rouge à la fin de 2009 d'environ 26 milliards d'euros.

Cela ne lui fera jamais que 91 milliards de déficit, qui s'ajoutent aux 93 milliards de la Cades.

Il faudra bien payer un jour toutes ces dettes, avec en plus les intérêts dus aux banquiers, mais cela attendra, sans doute après les élections présidentielles. La faillite est à nos portes, mais rassurez-vous : vous ne le verrez pas avant 2012, du moins si tout continue d'aller bien jusque là !

Photo : le ministère de l'Economie et des Finances, dans le quartier de Bercy, à Paris (Amerune/Flickr)

 


http://www.rue89.com/jean-de-maillard/2010/02/23/comment-la-france-cache-120-milliards-d-euros-de-dette-publique-139993

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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 14:35
Le "Bus à 1 euro" catalan devient le "Train à 1 euro" à Montpellier

L'idéal communiste, candidat aux élections régionales

Jeudi 18.2.2010. 00:45h

Crédité de 11% au premier tour des élections régionales en Languedoc-Roussillon par un sondage OpinionWay - Le Figaro / LCI, le Parti Communiste, pour l’occasion inclus dans le Front de Gauche mené par le candidat René Revol, exerce aussi son influence ailleurs. Celle-ci atteint indirectement la mairie de Perpignan, dont le maire UMP, Jean-Marc Pujol accepte une « régie publique de l’eau », prévue pour 2011, et vient de recevoir pour cela les félicitations de la section de Perpignan du PCF. Dans un communiqué en date de vendredi 12 février, le parti, qui juge cette mesure applicable à d’autres domaines, envisage déjà une « régie régionale de l’eau », avant de brocarder la « gestion privée d'un bien commun ». Cette formule séduisante se raccorde avec le principe du « Bus à 1 euro », imaginé en Pays Catalan par le communiste Jean-Louis Alvarez, vice-président du Conseil Général des Pyrénées-Orientales, suivi par la majorité socialiste de son président, Christian Bourquin, puis repris le 5 mai prochain dans le département de l'Hérault. Un temps envisagé à l’échelle de la région Languedoc-Roussillon par son président ex-PS Georges Frêche, cette mesure collectiviste se transforme en « Train Express Régional à 1 euros » sur son programme pour les élections régionales.


http://www.la-clau.net/info/linfluence-communiste-est-candidate-aux-elections-regionales-3923#comentaris
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